Le harcèlement scolaire : mon histoire.

Depuis 6 mois, je réflechis à poster cet article. Je l’ai écrit plusieurs fois pour finalement le placer dans ma corbeille à chaque fois car il ne me plaisait jamais, je me demandais si un tel sujet pouvait peut-être aider certaines. Si j’allais réussir à trouver les bons mots pour exprimer la souffrance qui m’habitait. J’avais besoin de m’expliquer sur le sujet et d’extérioriser bien qu’il fasse partie de moi, je n’oublierai jamais !

Définition du harcélement scolaire : Le harcèlement scolaire décrit des comportements de harcèlement en milieu scolaire. Il est caractérisé par l’usage répété de violences physiques, mais aussi de moqueries et autres humiliations. (issu de wikipédia).

Je vais vous raconter ce qui m’est arrivée. Passer le lycée qui aurait pensé que le harcèlement scolaire pouvait survenir au sein des études supérieures ? On se dit que les élèves ont grandi, ont acqui une plus grande maturité, qu’ils savent se contrôler. Mais, je peux vous dire que non. A ce moment-là, j’avais 21 ans, j’étais bien dans mes baskets.

Il y a trois ans, je me suis décarcassée financièrement pour intégrer une école privée. Vous le savez une école privée coûte une blinde et je me saignais pour joindre les deux bouts avec deux jobs étudiants. Arrivée la rentrée, j’ai intégré une classe où nous étions que 10 élèves. Au début, je trouvais ce système génial puisqu’il permettait d’être proche du cours particulier. Mais rapidement, j’ai déchanté. Moins d’élèves veut dire moins de chances de devenir ami avec quelqu’un. Je n’ai jamais eu de souci à me faire des amis, on me considère comme une fille joviale, rigolote, avec de la répartie et même un sacré caractère. Il s’est révélé que dans cette classe, je n’ai pas vraiment accroché avec les élèves. Nous nous entendions bien mais sans plus, et en particulier avec un groupe de filles. Je ne me sentais pas du tout intégrer, voire même rejeter. Il n’y avait pas cette connexion de : »j’ai envie de te connaitre ». De plus, je ne sais pas cacher mon humeur, si je suis énervée, on peut le voir directement. Mon visage reflète facilement ce que je ressens, en dehors de la tristesse. Tout simplement, parce que je sais le cacher même à mes proches.

Le harcèlement scolaire : mon histoire.

Au bout de deux jours, ce groupe de filles a commencé à me mettre de côté sans aucune raison. Je n’ai pas tout de suite compris ce qu’il se passait. Pour la simple et bonne raison que je ne m’attendais pas à de tels comportements à cet âge. Au fil des semaines, les réflexions, les piques fusaient à mon encontre et personne ne réagissait. Je me suis remise de nombreuses fois en question pour savoir si le problème venait de moi et j’ai compris que non. Vous allez vous demander pourquoi, je ne réagissais pas ?

Premièrement parce que je n’avais plus 12 ans et que je n’avais pas envie de me prendre la tête. Ensuite, parce que ça ne choquait personne, j’ai fini par croire que c’était normal, que c’était un jeu. Et puis, par moment, elles se calmaient mais le lendemain ca repartait de plus belle. Puis le temps passait et je me contenais, je ne voulais pas laisser passer ce que je ressentais. Je suis quelqu’un qui exprime beaucoup sa joie mais très peu sa tristesse, bon râler, ça va je sais le faire. Mais ces choses qui vous touchent, pas vraiment.

Il faut savoir qu’à ce moment-là, je traversais des moments plutôt difficiles en dehors de l’école. Je me remettais doucement d’une longue relation, un job étudiant harassant, j’avais intégré une collocation, mais je n’aimais pas ma collocataire et pour finir, j’avais pris une grosse décision dans ma vie, me faire poser un anneau gastrique. C’était beaucoup, trop même ! Alors rajoutez à cela, des gens qui s’en prennent à vous au sein d’une école alors que vous voulez juste étudier pour faire le métier de vos rêves…

Ces filles s’employaient à m’humilier devant les professeurs sans qu’ils ne réagissent eux n’ont plus. Dès que j’arrivais dans une pièce, c’était un mélange de réflexions sur mon poids et bien d’autres. Il faut bien comprendre que je n’ai jamais été touché par les réflexions des gens sur mon poids même étant plus jeune. Je l’acceptais très bien. Ok, j’ai choisi de me faire opérer parce que je suis mal à l’aise dans ma peau. Mais les propos d’autrui ne m’atteignaient pas. Peu de temps avant mon opération, j’ai craqué face à cet acharnement à mon encontre. Et puis là, des gens de ma classe se sont enfin réveillés et ils ont pris ma défense. Mais le mal était fait. Je n’arriverai jamais à aimer cette école, jamais à me sentir à l’aise, jamais à pardonner face à la passivité.

Le harcèlement scolaire : mon histoire.

Ce reveil a entrainé de nombreuses alternations de la classe face à ces filles pour finalement faire intervenir la direction. J’étais tellement mal que je n’ai pas su m’exprimer, ce qu’elles n’ont pas manqué de faire. Et la direction est repartie de ces échanges avec l’idée que j’étais fautive de cette ambiance… Elles n’ont fait que sortir des excuses, des détournements de conversation où je me retrouvais à dire des horreurs.

Puis, le temps fut venu pour moi de louper des cours pour me faire opérer, c’était un tel soulagement, mais aussi un tel stress … J’avais des crises d’angoisse, j’étais déprimée. Je ne voulais plus retourner la-bas. Mais, ce sont mes études. J’ai aussi avoué à mes parents ce qu’il se passait dans cette école. Ils étaient choqués, démunis. J’avais mal au coeur de ressentir leur désarroi et leur impuissance. Le temps de retourner à l’école est venu assez rapidement, j’espérais que l’intervention de la direction est apportée un côté bénéfique, mais pas du tout. Ce n’etait que pire. Les réflexions se transformaient en insultes. Elles s’en prenaient toujours à moi, mais la différence était que certaines personnes de la classe prenaient ma défense. Je me sentais moins seule.

Mentalement, je tenais grâce aussi à mes amis externes à l’école, mais aussi aux personnes de mon travail étudiant.

Un jour, nous devions nous rendre sur Paris pour un séjour de quelques jours dans l’intention de découvrir les rédactions parisiennes, j’étais surexcitée. Nous retrouvions une autre partie de l’école qui se trouve dans une autre ville. Nous ne les connaissions pas, j’étais ravie, j’allais enfin pouvoir connaitre des nouvelles personnes, loin de tous ces tracas. Mais à peine arrivé à Paris, les altercations ont repris pour un simple choix de chambre. Les chambres étaient constituées par tirage au sort, je suis tombée sur une des fille qui a fait un scandale pour ne pas être avec moi. De plus, elles ont eu le culot de me demander si je pouvais laisser ma place. J’ai bien sûr dit NON.  Le temps que les chambres soient constituées, elles n’ont pas manqué d’aller  me dénigrer auprès des élèves de l’autre école qui sont venues tout me répéter. Malgré ce détail, j’ai fini par être avec deux filles de l’autre école et j’ai passé un séjour génial. Finalement, ce séjour aura été une bouffée d’air frais. Bien sûr, tout le voyage est entrecoupé d’insultes mais il y avait ces nouvelles amies formidables.

J’aurais aimé pouvoir repartir avec ces nouvelles amies dans mon école.

Le harcèlement scolaire : mon histoire.

Au fil des mois, l’ambiance continuait à se dégrader. A chaque fois, je me disais que ça ne pouvait pas être pire, mais à chaque fois, j’avais tort. Arrivée la fin de la première année, dans cette école, je me suis posée beaucoup de questions, est-ce-que je reste ? J’abandonne ? Je trouve une autre solution ? Mais, je me répétais toujours c’est ma vie et pas la leur, je veux être journaliste, je me suis battue pour être là. L’été est passé, j’ai appris qu’une des trois filles avait changé d’école. J’étais vraiment ravie et je n’étais pas la seule. Bien sur, le deux autres restantes n’étaient pas de cet avis. Je me rappelle ma mère me disant : « tu verras, je suis sûre que tout ira mieux ! » Dès la rentrée, une atmosphère nauséabonde s’est installée dans la classe. La seule différence était que la classe était divisée en deux, ces filles, au reste de la classe. Les cours et les intercours n’étaient fait que d’altercations, d’engueulades mais pas forcément à mon encontre. Les autres ne supportaient plus l’irrespect constant et manifeste envers tout le monde.

Mais elles me tenaient pour responsable du départ de leur amie. J’avais toujours mon lot quotidien de réflexions et d’insultes. Nous passions dans l’école pour une classe intenable et je passais pour une fouteuse de merde … Excusez-moi d’être là, excusez-moi de vouloir étudier dans le calme. Parce que oui, ces éternels conflits m’empêchaient, nous empêchaient d’étudier correctement et dans le calme. Contrairement à beaucoup d’entre eux, je paie de ma poche mes études, depuis l’obtention de mon bac et à 5 000 € l’année, ca me faisait mal au coeur. Forcément, je n’avais pas spécialement envie d’étudier et j’arrivais juste à atteindre la moyenne.

Puis les mois ont passé et c’était toujours plus. Nous étions exaspérés, impuissants car personne ne réagissait ou peut-être un peu, mais à partir du moment ou ça continue, je considère qu’on ne fait rien. Et puis, en avril dernier, peu avant notre période de stage, toute la classe débattait à propos d’un simple sujet. Je n’avais pas le même avis que ces filles. Je me suis reprise encore une flopée de réflexions jusqu’à arrivée aux insultes. Et là, j’ai réagi, je n’en pouvais plus. L’une d’elles m’a littéralement sauté dessus pour tenter de me frapper et en présence du professeur. Absolument personne n’a bougé d’un pouce, j’ai du tiré sur ses cheveux pour m’extirper de ses griffes. Le professeur s’est énervé en qualifiant l’action de « bagarre de cours d’école ». Ah oui !

A la fin du cours, je ne pouvais plus m’exprimer, je suis sortie à l’extérieur du bâtiment, j’étouffais, incapable de respirer correctement. J’ai juste eu le temps de voir que ces filles étaient déjà assises près du bureau de la directrice, prête à faire pleurer les chaumières. A l’extérieur, j’ai été rejointe par mes amis et là, je n’ai pas pu me retenir, j’étais en pleurs. Au fond de moi, je me demandais encore une fois, pourquoi moi ? Et, j’ai eu cette seule réponse, tout simplement parce que je suis moi.

Le harcèlement scolaire : mon histoire.

Fort heureusement, cette fille a été viré de l’école, mais j’ai failli l’être aussi. Le monde tourne à l’envers. Je me fais insulter toute l’année et je dois accepter sans broncher ? Dans la bataille, après moults agressions, j’ai réagi et j’ai lâché un « sale pute »… Il était temps qu’il vienne celui-là. Apparemment, ça marche ainsi, le jour où vous vous défendez, vous risquez d’être viré. Cette école me considère comme une trouble-fête, une fouteuse de merde… La fin de l’année est arrivée très vite. Je voulais porter plainte contre cette fille pour agression, j’étais même poussée par mes amis et ma famille, mais je ne l’ai pas fait. Je me demande encore pourquoi. Ce n’était pas l’envie qui me manquait pourtant. Peut-être simplement que je ne suis pas comme ces filles. Je n’ai pas envie de gâcher la vie des gens. J’avais encore une année à faire avant d’obtenir ma licence. Arrivée la rentrée de cette année, j’avais passé un été formidable, mais une boule au ventre n’arrêtait pas de me rappeler : « tu dois retourner la bas ! ». Je devais envoyer mon inscription début août, je ne l’ai pas fait. Ce n’est pas un souci pour cette école de s’inscrire plus tard. Mais une fois, l’argent envoyé, c’est comme un contrat, nous devons payer le reste de la somme, donc aller la bas. J’ai attendu, attendu, j’ai fais les démarches pour obtenir à nouveau un prêt. Ce prêt, je l’ai reçu. Ma mère voyait manifestement que j’avais à nouveau des crises d’angoisse. J’ai réfléchi des jours et des nuits et puis un jour, ma décision a été prise. Je savais que je ne reviendrai pas en arrière. Je n’y retournerai plus, jamais. J’ai inventé une excuse bidon pour qu’ils m’enlèvent des listes et j’étais libre. Meme si ces filles étaient parties ou pas, je ne pouvais plus face à l’inactivité de cette école. Comment avoir confiance en une structure qui laisse le harcèlement scolaire subvenir ? Une école de journalisme en plus ! Je me suis même posée la question de savoir si le monde du journalisme était ainsi, si c’etait ma place. J’ai été rassuré par de nombreuses personnes du milieu.

J’avais raté le coche des inscriptions pour la rentrée 2015/2016. Peu importe, je m’inscrirai pour la prochaine. J’ai choisi de m’investir entièrement dans mon blog et qui est littéralement un refuge. Je n’abandonnerai jamais mon envie d’être journaliste, qui est un métier fait pour moi. Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous êtes déjà au courant, mais je l’indique à nouveau dans cet article. Je pars vivre à l’étranger, plus précisément à Manchester en Angleterre. Je ne voulais pas rester à rien faire une année et plutôt saisir cette césure comme une chance de devenir bilingue. Je pars le 18 janvier prochain pour revenir (je l’espère) mi-août.  Mais je vous en reparlerai dans un autre article.

Je ne sais pas comment terminer cet article très bizarre, à part vous laissez des liens vers des associations destinés à combattre ce phénomène. J’espère que vous pourrez trouver un peu de soutien ou des réponses à vos questions.

Dernièrement, le gouvernement s’est réveillé et organise des débats, des campagnes publicitaires pour informer le public. Malheureusement, elles concernent principalement le collège et le lycée. Je suis l’exemple que les études supérieures sont aussi concernées, mais aussi le net !  Je vous met le lien de la vidéo de la chaîne Rose Carpet  qui a réalisé une vidéo sur le cyberharcèlement. Elle m’a bouleversé car finalement, j’ai ressenti à nouveau ces sentiments de mal être.

Ou trouver de l’aide ?

Les sites : Non au harcèlement, Association de lutte contre le harcèlement scolaire, AFPSSU, Association Noélanie.

Les numéros : 3220

Toutefois, si vous avez une question, une histoire, des conseils à partager, je les accueille chaleureusement ! 

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29 Commentaires

  • Coucou ma belle, j’ai lu ton témoignage avec une grande attention et j’avoue que ça m’a beaucoup touché. J’ai eu la chance de ne jamais avoir subi ça, mais je me rends compte qu’aujourd’hui de plus en plus de personnes sont touchées. Ou alors on en parle plus maintenant. Et je trouve ça bien que tu es eu le courage d’écrire cet article. Te réfugier dans l’écriture a été un bon choix je pense. On a tous notre déclic pour la création de notre blog. J’ai connue une période difficile qui m’a poussé à l’écriture. Et je pense que c’est plus positif de s’ouvrir aux autres que de se replier sur soit. Et changer d’air te fera le plus grand bien. En tout cas avec moi ça a marché. Je t’embrasse fort. Bisous

    • LesJoliesChosesDeLola dit :

      Oui, malheureusement nous sommes beaucoup, ne serait ce que ma petite soeur qui a subit ca au lycée. Je l’ai moi meme pas prise au sérieux et je m’en veux pour ca… Je ne regrette pas d’etre parti de la bas, c’etait une prison

  • Raphaëlle dit :

    Bravo Lola pour cet article courageux et qui me touche puisque j’ai vécu la même chose. J’ai moi aussi été victime de harcèlement de la classe de 4e jusqu’à la classe de 1ère au lycée. J’étais plus jeune que toi, mais je pense parfois que les misères qu’on m’a fait subir (durant plusieurs années, et qui sont allées très loin!) ont participé à la construction de ma personnalité aujourd’hui.

    On choisit toujours une personne seule, de front contre plusieurs autres. Avec une faiblesse : timidité maladive, surpoids, c’était mon cas. Je me suis murée dans le silence pendant 5 ans, suis allée jusqu’à tomber dans la dépression, je ne mangeais plus, j’en suis tombée malade, perdu plus d’une dizaine de kg…. Je crois que c’est important aujourd’hui que les victimes de ces actes s’expriment.

    Tu as des projets, et tu as eu raison de sortir de cette école, car tu pourras t’épanouir au travers de tes nouveaux objectifs! Cette mauvaise période de mon adolescence a été pour moi comme un challenge, après le lycée j’ai voulu dépasser tout ça. Une fois arrivée à fac je suis allée au delà de ce que je croyais être de la timidité maladive, j’ai fait des études en communication et je me suis rendu compte que je n’étais pas celle qu’on voulait me faire croire durant toutes ces années, aujourd’hui je fais un métier où la créativité et le relationnel comptent beaucoup. J’ai une vie épanouie, et bien plus que celles de certains de mes harceleurs que je croise parfois à l’occasion.

    Bonne chance dans tes projets!! et sers toi de cette mauvaise période pour en ressortir plus forte.

    • LesJoliesChosesDeLola dit :

      Je ne sais pas si ca va mettre utile pour plus tard mais ca me pousse à me battre dix fois plus pour faire le métier que je souhaites. Le jour ou j’ai mon putain de diplome, vais faire des photos avec un BIG doigts d’honneur que j’enverrai à ces meufs et à mon école.
      Deja au niveau du prix c’etait pour moi un traquenard mais ca en plus !! no way ! Je suis sortie de cette ecole avec une boule au ventre en me disant putain lola qu’est ce que tu as fais (meme si je ne regrettais pas) et sachant maintenant ce qu’il se passe en ce moment la bas, je ne regretterai JAMAIS.

  • Julie dit :

    Je voulais juste te dire bravo pour avoir osé poser tous ces mots sur papier! J’espère que tu aidera beaucoup de filles qui vivent la même chose que toi, malheureusement il y en a beaucoup! Les écoles payantes c’est toujours un problème, on est quelques battants qui triment et il y a les gens qui ont tout sur un plateau d’argent.
    J’ai fait parti des gens qui ont été « bullied » étant jeune, maintenant à plus de 30ans, je regarde en arrière et je positive sur toutes ces situations, et j’aurai aimé qu’à l’époque quelqu’un me dise tout ça pour me rassurer. Car quand tu regardes quelques années plus tard, toi tu aura avancé, réalisé tes rêves, ces dures épreuves t’auront endurcit, et ces gens qui ont été affreux n’ont pas des masses avancés et leurs vies ne sont vraiment pas palpitantes. Ca m’a appris à me dire, que les gens qui sont si haineux doivent vraiment avoir une vie triste, et je les plains même car si ils étaient heureux ils n’auraient pas autant de haine et de méchanceté envers les autres!
    Bon courage pour la suite! Je n’ai pas de doute que tu va arriver à réaliser tes rêves car tu as l’air d’être une battante!!

  • bravo Lola pour ton article, il m’a tiré des larmichettes… je trouve ça bien que des blogueuses prennent la parole sur ce genre de sujet car ça montre que ça existe vraiment! merci d’avoir su trouver les mots justes!
    J’ai été persécuté pendant une bonne grosse partie de ma scolarité pour des trucs très cons : mes cheveux, le fait que j’étais dans la tête de classe et le fait que ma mère était prof. est ce que je devais être le bouc émissaire de tous les cons qui ont été dans la classe de ma mère et qui se sont pris des 0 parce qu’ils sont débiles? Non. Est ce que je devais entendre les gosses faire les moutons, les chèvres et que sais-je encore à chaque fois que je passais quelque part parce que j’ai des boucles? Non. Est ce que parce que j’étais une bonne élève je devais me prendre des réflexions? Non plus. Est ce que c’était le cas? oui. et jamais personne n’a bougé. Heureusement pour moi, le « filtrage » des élèves à la fin de la 3éme a été bénéfique pour moi au lycée… tous les « persécuteurs » ont fini en BEP ou lycée professionnel, loin de moi. Avec le recul, je me dis que heureusement que mes parents et mes amis étaient là et que je suis plutôt « forte » psychologiquement parce que sinon j’aurais fini au 17éme dessous… à l’époque (j’ai l’impression d’avoir 110 ans ahah) on ne parlait pas de harcèlement scolaire, on parlait de boutade. c’est vrai, c’est tellement drôle! Je ne sais pas si j’aurais accepté ça en études supérieures, je crois que j’aurais fait un carnage!
    Bon ce qui est assez drôle c’est quand je recroise des mecs avec qui j’étais au collège qui malgré qu’ils aient 25/26 ans font encore les moutons quand ils me croisent. Comme quoi, quand on est débile, c’est pas un état passager…
    Merci pour ton article et bon voyage alors 🙂
    Bisous!

    • LesJoliesChosesDeLola dit :

      alala jme rends compte que ce phenomene est banal. j’espere arriver a etre aussi courageuse dans quelques années

      • non justement, c’est en ne faisant rien que les enfants qui sont actuellement harcelés vont se dire que c’est normal et banal! alors que pendant ce temps, ceux qui les harcèlent n’ont rien. pour moi, les « harceleurs » méritent des travaux d’intérêt généraux ou approchants, voir plus si il y a récidive! quand on entends que des enfants de 11, 12 ans se suicident ou font des tentatives de suicides, c’est pas normal. personne ne les protège, ne les écoute, ils sont parfois seuls et n’osent pas en parler! Je trouve ce phénomène horrible et avec les réseaux sociaux c’est de pire en pire… bref, il y a beaucoup de chose à faire je pense pour que ça ne soit plus une banalité ^^

  • Helene dit :

    Tu as eu raison de quitter cette école, et de partir loin en janvier, pour changer d’air. Tu comptes reprendre tes études l’an prochain? Il ne me semble pas l’avoir vu dans ton article.
    En tout cas, bravo d’avoir tenu tête ! Il faut avoir pitié pour ces filles : leur vie devait être tellement vides qu’elles avaient besoin de pourrir la tienne pour se donner un passe-temps…

    • LesJoliesChosesDeLola dit :

      si si je reviens en aout prochain pour reprendre les etudes, jvais surement devoir faire des aller retour en mai pour des concours ou des entretiens dans des universités 🙂

  • Mathilde dit :

    Super article ! C’est important d’en parler et de mettre un mot sur cette souffrance ! En plus c’est en l’écrivant qu’on se rend compte que c’est pas toi la dingue ou la fautive, mais eux !

  • Merci d’avoir partagé avec nous ton témoignages 🙂 j’ai moi aussi subit du harcèlement au collège et l’année dernière. Ce n’était pas autant brutal, c’était juste des actions qui me faisaient mal et me déprimaient un peu. J’étais aussi dans une école privée et la-bas les élèves jugent très vites et t’excluent si tu n’as pas les derniers UGG (que je ne pense pas acheter vu le prix) … tu as bien fait d’arrêter d’aller dans cette école, je pense que c’était le meilleur choix (je veux aussi faire journaliste mais j’espère ne pas tomber sur ce genre de … personnes) ! N’oublie pas que tu es magnifique ❤
    bisous, Anais
    http://www.mademoisellelatinne.blogspot.com

    • LesJoliesChosesDeLola dit :

      C’est exactement ça. Tfacon quand t’as été designé tête de turc c’est compliqué. Ah ba j’espere que le journalisme te plaira :). Et merci

  • fjva dit :

    Au moins au final ce sont les harceleuses qui se sont retrouvées mises à l’écart par les autres. Ca devrait te consoler un peu et te réconforter sur le fait qu’elles ne l’ont pas emporté au paradis, même si l’école elle-même n’a rien fait.
    Et oui, pour certaines personnes, n’importe quelle faille ou n’importe quelle différence est une bonne excuse pour essayer de rabaisser les autres. Apparemment ça existe depuis toujours…
    J’espère que ton exil volontaire te permettra de trouver ce que tu cherches. Et oui, réussir sera la meilleure revanche à prendre sur ces pestes!

  • lmdjustine dit :

    Coucou ma belle, tu as bien fais de publier cet article, il le fallait et même que ça t’a peut être libéré d’un poids. Je ne sais pas trop quoi dire en fait, j’ai aussi été harcelé, surtout au collège et au lycée ou apparemment j’étais une pute, une naine et j’en passe, dès que tu es un peu différent on te casse.
    Et malheureusement, il n’y a pas d’âge pour être con, il faut toujours qu’il y ait cette bête noir, le vilain petit canard dans une classe, qui s’en prend plein la gueule, parce que c’est jouissif d’être méchant.

    Tu es une bonne personne, et même si tu as beaucoup souffert , tu peux être fière de toi, d’être quelqu’un de bien !

    Gros bisous

  • Coucou ma belle !
    Félicitations pour avoir eu le courage d’écrire ton article. Je dois avoué que je ne suis qu’á moitié étonnée que le harcèlement scolaire existe dans les études sup. J’ai connu le harcèlement au travaille et avec mon compagnon on le vit avec notre voisine du dessous.
    Je comprend tout á fait que tu n’ai pas porté plainte, tu vaux mieux que ces filles !!!
    Je te souhaite une belle soirée

  • Marie dit :

    Bonjour Lola,
    Merci pour ton témoignage que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt. J’ai moi-même subit un harcèlement scolaire au collège, ça a laissé des traces, beaucoup de traces; même encore aujourd’hui, des années après, pour se construire en tant qu’adulte ça été très difficile, beaucoup de remises en questions, parfois nécessaire parfois non. Tu as beaucoup de courage d’en avoir parlé, je trouve cela bénéfique. J’ai l’impression que les choses commencent à bouger, que les gens commencent à se rendre compte que OUI ça exsite !! et des effets que cela peut produire sur une personne (je pense notamment à un clip d’Indochine qui évoquait le problème il y a deux ans). J’avoue que j’hésite pas mal à en parler sur mon blog, non que j’ai peur des retours (positif ou non) mais par pudeur comme si au final j’étais responsable du harcèlement que j’ai subit, harcèlement que je ne comprends toujours pas d’ailleurs et qui aura duré 3 ans.
    Merci encore pour cet article,
    Bonne journée à toi,

  • Lou dit :

    Ton article m’a vraiment touché, cela reflète bien ce que j’ai vécu en début de cette année. Je suis aussi déçue que cela soit aux études supérieurs, je croyais aussi que les gens serait plus adultes…

  • Lili P dit :

    Wow… j’ai vécu ça en 1ère (j’ai d’ailleurs également consacré un long article à la question sur mon blog) mais c’est vrai que c’est surprenant, affolant même de voir que ça peut encore se produire en études supérieures. Remarque je ne devrais pas être surprise, avec les histoires de harcèlement au travail que l’on entend. Et ces pourritures là, à partir du lycée je dirais, je suis convaincue qu’elles ne changeront jamais et resteront des pourritures, auront des enfants pourris qui harcèleront d’autres enfants, puis d’autres ados, adultes… Le cercle infernal se poursuivra.
    Bref c’est triste que tu aies dû arrêter à cause du mal qu’elles t’ont fait… j’espère que ça leur retombera dessus un jour! et que toi tu parviendras parfaitement à aller de l’avant ! (car pour ma part c’est loin d’être acquis, même 3 ans après)

  • Laura dit :

    Très bel article Lola qui m’a vraiment touchée. Franchement je ne pensais pas qu’à cet âge, des filles harcèleraient encore des gens c’est tellement dingue… Tu fais bien de partir, ça va te faire du bien et j’espère de tout coeur que ça se passera super bien. J’ai été il y a deux ans dans une école de journalisme, que j’ai arrêtée au bout de deux ans, mais je n’avais pas eu ce genre de problèmes. C’est encore un sujet trop tabou bien qu’on en parle plus, et effectivement ce spot de Rose carpet que j’ai vu lors de sa sortie m’a fait pleurer, c’est tellement émouvant et tellement vrai surtout! A travers un écran comme dans la vie, des personnes sont méchantes volontairement, et ça je ne comprendrai jamais.

    Laura

  • Kallyane dit :

    Je t’avoue que je comprends toujours pas pourquoi tu n’as pas porté plainte contre ces garces… J’aurais du te forcer plus aussi quand je te voyais. Ton récit me fout la rage, j’ai envie d’aller les égorger…
    Bref…. En tout cas, tu as été courageuse, même contre cette direction pourrie! Qui n’a même pas su démêler le vrai du faux, qui n’a pas su prendre le bon parti… Ces boulets. Surtout pour une école d’études sup…

    Love love ♥

  • MagaliS dit :

    Pour ma part cela a duré du primaire à la seconde

  • Eve dit :

    Bonjour, ton article m’a beaucoup touché. Malheureusement il n’y a pas d’âge, j’ai vécu un peu la même chose mais au travail. Une de mes collègues à décider de me faire comprendre qu’elle ne m’appréciait pas en racontant des mensonges sur moi, j’ai eu des remarques désagréables etc. j’ai fini en pleur pendant une réunion. Ma responsable à dit qu’elle ne rentrait pas dans les conflits, que cela ne rentrait pas dans le domaine pro … J’ai beaucoup pleuré, je voulais partir parce que je trouvais la situation injuste. Heureusement mes amis m’ont fait confiance et ils sont resté de mon côté. J’ai fini par trouver un autre travail et c’est beaucoup mieux.

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